L’écureuil et la clairière
Eclair roux traversant la clairière, petit écureuil au ventre
blanc, grimpes plus doucement,
que je puisses admirer ta récolte, les fruits murs que tu tiens
sur ton cœur, le panache que tu caches,
par devant, en buisson de broussailles, hélas débroussaillé
( : où peut-on se cacher ?), les pommes écartées
que tu tiens par derrière.
Tu sautes de la branche, sur la fourche, tu te caches derrière
une frange, zeste d’orange aux reflets chauds.
Quel est ton odeur, tout petit écureuil, où cours tu te
nicher ?
Sans gêne ou presque, sur un chêne
sans chaîne, preste, tu enchaînes
les gambades, les roulades.
Et je roule des yeux plus ronds que tes rondeurs,
qui agrémentent tes deux cotés, également, sur elles,
justement je fixe mon regard
mais tu repars…
Lles chemins, que tu connais sur le bout de ton doigt, le lac et la montagne,
les vallées qui se perdent,
et dont moi, j’essaie de ne rien perdre. Mais tu repars, éclair
roux, à travers la clairière
© Laurent Juvecet
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