Par le petit trou texte de Cali Rise image Domil


Sous venir

Une fragrance et tout surgit…
Un murmure et je te rejoins.
A l’avenir, nul n’est tenu.
Au possible, tout est permis.
Les souvenirs se ramassent à l’appel et les feuilles mortes aussi.
J'implore ton pardon, Toi, l'unique que j'aime.
Vivons chaque heure comme si elle était la dernière.
Où que j’aille, tu es. Partie infime, fil ténu.
Sans que je m’en aperçoive. Ou bien si. Je provoque ta venue.
Mutine, je lutine. Gourmande, je quémande.
J’agace. Du bout des mots. Du coin de l’œil.
J’observe. Je souris. Rebelle à moi-même.
Je (dé)peins ma vie de couleurs chromatiques.
Et je sous pire, heureuse.
Alors quoi ?
Lorsque Tu jouis, sous venir, j’explose d’extase.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
A cet instant, je suis totalement nue devant toi.
Et encore une fois, je te demande :
« Tu les aimes mes jambes ?… Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ?… Et mes jambes ?…»
Ce souvenir. Quels talents !


© Cali Rise


© Octobre 2005.Sophienet.net. Tous droits réservés.

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