Mère amère
Saoule de tes mots,
Ivre de tes maux,
J’hésite.
Cigarettes, whisky et p’tit bébé...
Ou un coup et puis plus rien.
Ce corps tant caressé devient un peu plus rond chaque jour.
Il te fait peur.
Tu ne le connais pas,
Tu ne le reconnais plus.
Mes courbes s’alourdissent, lascives.
Devant tes yeux, bientôt, tu auras une baigneuse digne de
Courbet, Ingres ou Renoir.
Devenir mère, ce n’est pas la mer à boire.
Ne me laisse pas seule sur ce rivage, amère.
Touche-moi.
© Cali Rise
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